La falsa lealtad pide,
la obligación de amor exige.
Pero el poeta sangra,
porque su herida no es sumisión
sino pregunta.
No jura fidelidad a los espejos:
los rompe.
Sabe que el reflejo es una trampa
cuando el yo se vuelve trono
y no puente.
La sangre del poeta no es martirio,
Corre para borrar fronteras.
No dice yo para elevarse,
dice yo para desaparecer en el nosotros
que aún no existe.
Dice yo para desaparecer en el rostro
que aún no existe.
La sangre del poeta
Intenta
porque manifiesta tu lealtad
En el espejo
qué es la pregunta
(La pregunta)
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Le sang du poète
La fausse loyauté réclame,
le devoir d’aimer exige.
Mais le poète saigne,
car sa blessure n’est pas soumission,
elle est question.
Il ne prête pas serment aux miroirs :
il les fracasse.
Il sait que le reflet est un piège
lorsque le moi se fait trône
et non passage.
Le sang du poète n’est pas martyre,
il coule pour abolir les frontières.
Il ne dit pas je pour s’élever,
il dit je pour se dissoudre dans le nous
qui n’est pas encore né.
Il dit je pour s’absenter dans le visage
qui n’est pas encore né.
Le sang du poète
tente,
car il manifeste ta loyauté
dans le miroir
qu’est la question,
(la question).
Preciosísimo
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